
La troisième chambre de la Cour suprême de justice (SCJ) a établi le principe selon lequel l'administration publique peut mener toute action visant à assurer la bonne administration, à condition de respecter le principe de proportionnalité et de ne pas enfreindre la loi ou les principes généraux du droit.
La jurisprudence en matière contentieuse-administrative, telle qu'elle ressort de l'arrêt n°. SCJ-TS-24-0286 datée du 29 février 2024, indique que la dimension objective des droits fondamentaux, telle que celle relative à la bonne administration, influe sur leur considération en tant qu’élément fondamental de la société, constituant le noyau à partir duquel doit s’articuler toute l’action des pouvoirs publics pour les satisfaire.
“ Le système juridique lui-même n’est pas étranger à ce qui précède, puisqu’il établit, aux paragraphes 4 et 6 de la loi n° 247-12, loi organique de l’administration publique, le principe de collaboration et de coordination des activités menées par les entités et organes de l’administration en vue de la réalisation des buts et objectifs de la République, tout en maintenant une orientation institutionnelle cohérente ”, indique l’arrêt.
Il explique par ailleurs que tant la Constitution que la loi n° 247-12 consacrent le principe d'efficacité, selon lequel l'action de l'administration publique doit viser les objectifs et les buts fixés dans les textes réglementaires, les plans et les conventions de gestion, en garantissant l'efficacité des services publics et l'intérêt général.
Pour consulter l'arrêt rendu par les magistrats Manuel Alexis Read Ortiz (président), Manuel R. Herrera Carbuccia, Moisés Ferrer Landrón, Anselmo Bello Ferreras et Rafael Vásquez Goico, cliquez ici ici.
